Juste assez d'inspiration pour une playlist...

Juste assez d'inspiration pour une playlist...
Morceaux choisis... pour toi public...

Cocorosie ** Rainbowarriors
Marilyn Manson ** Heart-Shapped Glasses
Herman Dune ** Not on Top
Love Psychedelico ** Life goes on
Bat for Lashes ** Horse and I
Merzhin ** Valse à Merlin
Metric ** Grow up and blow away
Kasabian ** Empire
Luke ** La Terre ferme
The Pillows ** Carnival
Within Temptation ** Our solemn hour
Yeah Yeah Yeahs ** Y Control et Rich p'iii Gold Lion
The Clash ** London Calling
The Dresden Dolls ** Half Jack (of course !)
Alkaline Trio ** This could be love
An Pierlé ** Sing Song Sally
Elysian Fields ** Bend your mind
No one is innocent ** Revolution.com
Devendra Banhart ** I feel just Like a cHild
Girls in Hawaï ** Time to forgive the Winter

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 13:48

Modifié le vendredi 20 juillet 2007 15:49

Vous écoutez Elysian Fields: Bend your mind

Vous écoutez Elysian Fields: Bend your mind
Je lutte. Bordel même dans mon couple, je lutte. Je lutte contre un phénomène qui nous ronge: la normalité. Je lutte contre le nivellement vers le bas des émotions, contre la lightisation des réflexions, contre la peur tentaculaire de s'écarter du droit chemin social... Contre la peur de finir seul... Loin du troupeau...
J'emmerde le troupeau...
Je lutte certes toute seule... Mais je peux me vanter d'exister... C'est épuisant, mais la vérité, oui cette quête infinie vers l'explication du monde, m'absorde confusément. Ainsi comme disait Spinoza, Je laisse chacun vivre selon sa complexion et je consens que ceux qui le veulent meurent pour ce qu'ils croient être leur bien, pourvu qu'il me soit permis à moi de vivre pour la vérité.
L'ennui, c'est que la société, dans un instinct grégaire primaire, et pour son bien, semble lutter ardemment contre les éléments galeux qui voudraient penser autrement; tout particulièrement contre les indépendants qui voudraient changer les règles du jeu. Du coup, elle étique les mouvements et les dissidents. C'est plus sécurisant.
Nous ne sommes pas libres. Nous nous croyons libres parce que nous ressentons les effets des causes qui agissent sur nous. Mais les postulats ne nous appartiennent pas, la cause, en elle même, n'est pas nôtre. Seulement, je pense que l'on peut s'affranchir de ce déterminisme. Et c'est sans doute là que se niche sincèrement la liberté. Nos connaissances, nos apprentissages nous rendent libres; et nos désirs aussi. Puisqu'en connaissance des causes qui nous bousculent, notre puissance d'agir s'en trouve augmentée. Joie d'agir, joie d'être soi...
Du coup, je lutte contre une certaine forme de passivité humaine, en partie régit par la morale.
Le plus important est de désincruster les refuges de l'ignorance; ils s'appellent souvent Dieu d'ailleurs... Mais ils justifient tout, la pénalisation de l'avortement, l'aliénation des femmes ou encore la Loi...
Donc je lutte. Exister... Ne jamais se laisser aller à une flemme intellectuelle. Monopoliser l'espace. Politiser, politiser... Faire pousser ces idées, les faire fructifier, se battre contre celles des autres... J'aime ton être.. Mais je vais casser la gueule à tes idées... Ne jamais croire ce qui tombe du ciel ou ce qui sort d'un média sans le méditer, le digérer et recouper les sources... Travailler son esprit au corps, cultiver l'anticonformisme, se délecter de l'errance du groupe
Je lutterais contre les adultes. Ceux qui te disent: ça se passera comme ça. J'ai et j'aurais dix huit ans toute ma vie; mais je les aurais de mieux en mieux... Ca s'appelle la force de l'expérience...
J'ai plein d'exemples contre ces adultes excessifs; ceux à propos du mariage ou de la maternité sont mes préférés. Sans doute parce que se sont les plus faciles à exploser. A faire en laissant avec un cynisme explosif...
Tu verras le mariage, un jour, toi aussi tu en auras envie... Hey, je veux bien te croire, mais j'ai des collants plus vieux que ton histoire d'amour ! ou encore... Des enfants ? Quand je vois tes cernes et tes seins, j'y réfléchis à deux fois...
Mais bon, c'est tellement Samantha Jones...
Je passe peut être pour une dépressive ou une orgueilleuse qui se croit au dessus des obligations sociales ou de la vie tout simplement. Ce n'est pas ça. Je ne lutte pas contre les choix des autres, je lutte contre un instinct de l'espèce: mordre ceux qui sont dangereux de part leurs différences.
Et puis, je suis victime d'une part. Parce qu'à chercher la différenciation absolue, je ne suis pas perméable aux attaques, aux réflexions, aux jugements de valeurs qui obscurcissent l'éventail des possibles. Ni bien, ni mal, seulement la justice. Juste le choix de lutter contre la facilité: penser comme tout le monde, par manque de courage.
La liberté de réflexion, un travail sans fin... En général, vous y perdez pas mal, vous y gagner votre vrai Salut...
Spinoza (encore) : La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort, et sa sagesse n'est point méditation sur la mort, mais sur la vie...
Je vous l'accorde, je passe mon temps à devenir ce que je ne suis pas encore...

# Posté le vendredi 13 juillet 2007 17:33

Modifié le samedi 14 juillet 2007 10:12

Je n'ai pas la Jean d'Ormesson attitude

Je n'ai pas la Jean d'Ormesson attitude
En ces jours pluvieux de juillet, je gagne ma vie pour la première fois. J'ai un joli bureau, de sympathiques collègues et une agrafeuse... inefficace... Bref, je travaille dans l'administration, ce qui veut tout dire, et rien aussi. Comme partout, il y a des gens compétents ou agréables, d'autres moins... D'agréables surprises, de moins bonnes... Je ne dirais pas en quoi tout consiste; juste que je travaille dans une MDPH. Voilà, c'est tout; je n'ai absolument pas envie de m'étaler la dessus...
Sinon ? Quasiment rien de nouveau sur Terre. Si ce n'est cette schizophrénie galopante dont souffre tous ces hommes d'aujourd'hui: se plaindre du climat mais laisser les lumières allumées, prendre des pauses alors qu'on a tant de travail en cours, être en retard en prenant son temps, consommer énormément mais pas trop, être écologiste tout en gardant un mode de vie identique, être soi même comme il faut être soi.. C'est à dire en possédant, mais pas en étant : Le bonheur est d'avoir.
Solitude, névrose, paranoïa... Where is my mind ? Comme a dit Aristote, il perd sa vie à la gagner... Abrutissement, stress et vieillesse... La fin de la créativité...

# Posté le samedi 07 juillet 2007 16:04

Modifié le dimanche 08 juillet 2007 05:05

Faut-il tuer Knut ?

Faut-il tuer Knut ?
Knut est mon héros.
Son histoire n'est que l'illustration des maux qu'engendrent les zoos. En effet, on retrouve chez les animaux en captivité les mêmes attitudes que chez les humains incarcérés: troubles alimentaires, mutilations, léthargie, agressivité, femelles rejetant sans raison leurs petits...
C'est qu'y arriva à Knut; il fut sauvé de la patte meurtrière de sa mère par le soigneur de celle ci; ce dernier prit en charge l'ourson et le soigna.
Plus tard, dans un célèbre journal allemand, B... , un ""défenseur des animaux"" Frank Albrecht s'exprima fermement pour l'euthanasie de Knut, au motif qu'il "avait été souillé par la main de l'homme". Par la suite, une polémique est née et les "spécialistes" se sont entretués à coup d'encre et d'idées; se prenant ainsi pour des dieux, décidant de vie ou de mort sur la faune agonisante dont ils disposent dans leurs sinistres cages...
Knut, et c'est officiel, ne sera pas euthanasié. Destiné à vivre entre quatre murs jusqu'à la fin de sa vie, s'eut été un oursonocide. Knut ne connaitra jamais le patin à glace et les igloos, mais il a déjà un doctorat en bétise humaine.. Piou ce Knut alors :)

# Posté le jeudi 31 mai 2007 20:06

My name is Molette... L'amie Molette... [Titre innocent avant quelques vérités]

My name is Molette... L'amie Molette... [Titre innocent avant quelques vérités]
La véritable éducation n'existe plus. Pouvons nous prétendre savoir, en n'ayant fait qu'apprendre? Non, car l'éducation ne mène qu'à la ruine de l'être tant qu'elle ne fait que transmettre des vérités secondes, et non des clefs pour déchiffrer le monde et comprendre la vie dans toutes ses subtilités.
Rien ne nous encourage à remettre en cause ce que nous avons appris. Nous sommes en effet menacés par des théocrates meurtriers, qui au nom d'un esprit supérieur, nous imposent l'opium suprême. Ils ne supporteraient pas de nous laisser dans l'insécurité; mais ce qu'ils oublient à tort, c'est que la véritable maturation de l'âme serait de découvrir Dieu par nous même. Puisque le libre arbitre est nôtre... Cependant, pour notre sécurité spirituelle, nos parents et le reste du groupe prétendent ainsi, nous aiguiller vers une meilleure voie...
Ainsi, l'éducation n'éduque que quand elle nous apprend à développer une réflexion sur ce qu'on apprend, et non pas avaler comme des machines ce que l'on nous propose, car elle devient alors un fabuleux instrument d'embrigadement. Il n'y a que des sophistes en ce bas monde... Et ceux qui savent vraiment se taisent ou sont réduits à un morne silence. D'autres succombent alors aux délicates sirènes de la Renommée et du pouvoir, sans mérite... Même Racine n'a pas fait aussi tragique...

En fait, tout le monde veut vivre sans risques, et personne ne veut voir les autres vivre dangereusement... Ce serait insupportable pour vos géniteurs, pour les pantins qui gisent au sein de l'Etat Régalien, pour une caméra. Or vivre sans risques signifie reproduire les schémas sociaux que beaucoup se sont bornés à integrer à votre inconscient. Vivre en dehors de la société de consommation - cette sainte qui passe son temps à vous créer des ennuis et à combler vos désirs inventés- est beaucoup trop dangereux... La seule chose que l'on veut nous apprendre est de docilement illustrer ces schémas...
La peur ainsi, est la seconde principale composante de notre sociabilisation. Nous passerons notre vie à avoir peur de notre prochain, surtout si sa peau est plus sombre que la nôtre. Nous approuverons la perte de toutes nos libertés pour avoir la vie la plus sûre. Parce que la peur nous est insupportable. Mais qui a suscité cette peur en nous ? Notre propre expérience ? Ou ce qu'on nous a transmit, au travers d'images lointaines ?

Quand nous étions petits, nous avions de très grands projets pour le monde. Puis grandir a été ce qui pouvait nous arriver de pire: nous avons tragiquement pris conscience des limites.
Alors sans comprendre pourquoi, beaucoup se sont liés à des alliénations.
Les femmes ont sacrifié leur futur pour des héritiers qui ne seront pas les leurs. Puis elles se sont assagies sur leurs sinistres conditions et sur leurs volontés fadasses.
Les hommes aussi, sont des enchainés; parfois sans conscience. Par conséquent, plus jamais un enfant n'aura ses années de légitime innocence, de nécessaire découverte et de plaisir libre. La peur, lui règlera aussi son compte, à lui et à sa raison.
C'est donc cela vieillir: laisser le temps griffer son visage tout en mourrant de peur...

Il est l'histoire d'un petit poucet qui fit le choix de ne pas suivre le chemin qui lui était si facilement proposé, il préféra chercher sa propre sortie et en ressortit sauf et grandit. En grandissant, petit poucet resta petit, la jeunesse de son esprit n'avait pas changé, il ne pensait pas comme les autres et ainsi était il à l'abri des ogres et surtout des humains.


Reflexion entre Morwen et Hibouman.
Mûrir c'est changer, vieillir c'est régresser.

# Posté le samedi 26 mai 2007 18:11

Modifié le lundi 28 mai 2007 16:15