J'aurais peut être dû faire une fac de philo. Ca aurait été plus rock et bobo; A penser autant j'aurais pu finir dans un grand hôtel de Tokyo.
Plus sérieusement, je me demande pourquoi tous les éléments de la vie tendent perpétuellement à s'aliéner ? Pourquoi tout se bordelise au fur et à mesure ? Pourquoi tout devient trop, avant de ne plus être ?
C'est vrai, on était pas obligé d'avoir des rapports humains si compliqués, ni de polluer les rivières et encore moins de rendre tout moche avec tout ce béton. Mais pourquoi on a fait tout ça ? Je pense qu'il n'y a plus de pourquoi. On ne sait plus, on fait juste, on s'oblige.
Oui, il faut perdre sa vie à la gagner pour faire les achats qui nous rendent nécessaires au système mercantile. Car oui, ce n'est pas nous qui avons besoin du système, c'est lui qui a besoin de nous pour exister. Sinon, il ferait la gueule à rester abstrait. L'abstrait, c'est comme un photomaton, ça vous fait une de ces sale tronche...
Aussi, je pense que Marx avait tort sur le fond, mais raison sur la forme. Oui, les rapports sociaux s'embrouillent les pinceaux parce que le progrès est allé plus vite qu'eux. Oui, la société n'évolue que lorsque le système précèdent meurt pour un nouveau... Enfin bref, je crois à fond au matérialisme dialectique historique, et cela, bien plus qu'en un Dieu misogyne. Sale enfoiré qui aurait pu se donner la peine de faire une meilleure nature humaine. Parce que là, honnêtement, on rame sévère.
En effet, tandis que certains insultent Bush, que d'autres cherchent la touche echap du réchauffement climatique sans tout éteindre de l' étincelle électrique, quelques uns fument des joints en disant moultes intelligentes réflexions, et quelques autres, et pas les moins nombreux, meurent le visage couvert de mouches à merde.
C'est le chaos ordonné et stylé à tous les étages. Le genre humain est merveilleux, il ajuste ses rayban, oreilles converties à l'ipodisme et estomac macdonalisé, pour s'acharner méticuleusement à scier la branche sur laquelle il est assis, avec un flegme pittoresque.
Je ne sais pas grand chose de ce bordel organisé qui nous dépasse tous. Ce que je sais c'est qu'on est pas là pour longtemps. La vie, c'est un peu comme chercher des pépites d'or sous les chutes Victoria perché sur des échasses... Ou un truc dans ce genre...